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Le soleil transperce les volets de son éclat et vient se poser délicatement sur tes paupières encore alourdies par le sommeil. Celui-ci te quitte peu à peu, et une délicieuse odeur de pain chaud t'oblige à te lever. Les rires qui semblent venir de la cuisine te poussent à t'y rendre plus rapidement. Le sourire aux lèvres, elle t'accueille d'un tendre baiser, toi le fils qu'elle chéris.
Tu n'es pas le seul, bien sûr, non, tu as un frère... Les mêmes yeux, le même grain de peau, le même sang, la même âme... Lui, c'est toi, et toi c'est lui. Lui sans toi n'est rien et vice-versa.
*
Il est déjà onze heures, dans trois heures, ton père viendra vous chercher. Il vous emmènera à Paris, c'est les vacances, il vous a promis. Depuis des mois, tu en rêves, cette ville où tout brille la nuit, où les vitrines des magasins t'appellent à la déraison, toi le petit homme des champs, qui fantasme sur les pavés des plus grandes avenues.
Ton Sac est déjà fait depuis trois jours, tu as tout prévu. Ton appareil photo est prêt, tu as même acheté un petit carnet dans lequel tu écriras au jour le jour tes plus beaux souvenirs. Tu y colleras certainement les quelques tickets ou prospectus que tu trouveras. C'est sûr, ce voyage devra resté à jamais gravé dans ta mémoire.
*
Seulement voilà maintenant le sixième coup. La bruyante horloge indique dix-huit heures, toujours rien. Les appels incessants que tu adresses à ton père restent sans réponse. Tes yeux deviennent secs à force d'un trop plein de larmes. A côté de toi, il frôle de ses longs doigts les cordes, l'instrument raisonne alors dans un bruit sourd.
Arrête d'espérer, Petit il ne viendra plus.
*
Tu le hais. Evidemment. Ce père qui te promet monts et merveilles. Il était grand et fort ce père qui te faisait viser la lune. Les rêves peuvent se réaliser, Bill, tu sais. Seulement il est rare que cela arrive. Peut-être qu'il suffit juste d'y croire et que les autres n'y croient pas assez. Mais Toi, Bill, tu peux y arriver.
Un jour, c'est sûr, tu iras à Paris.
Le soleil transperce les volets de son éclat et vient se poser délicatement sur tes paupières encore alourdies par le sommeil. Celui-ci te quitte peu à peu, et une délicieuse odeur de pain chaud t'oblige à te lever. Les rires qui semblent venir de la cuisine te poussent à t'y rendre plus rapidement. Le sourire aux lèvres, elle t'accueille d'un tendre baiser, toi le fils qu'elle chéris.
Tu n'es pas le seul, bien sûr, non, tu as un frère... Les mêmes yeux, le même grain de peau, le même sang, la même âme... Lui, c'est toi, et toi c'est lui. Lui sans toi n'est rien et vice-versa.
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Il est déjà onze heures, dans trois heures, ton père viendra vous chercher. Il vous emmènera à Paris, c'est les vacances, il vous a promis. Depuis des mois, tu en rêves, cette ville où tout brille la nuit, où les vitrines des magasins t'appellent à la déraison, toi le petit homme des champs, qui fantasme sur les pavés des plus grandes avenues.
Ton Sac est déjà fait depuis trois jours, tu as tout prévu. Ton appareil photo est prêt, tu as même acheté un petit carnet dans lequel tu écriras au jour le jour tes plus beaux souvenirs. Tu y colleras certainement les quelques tickets ou prospectus que tu trouveras. C'est sûr, ce voyage devra resté à jamais gravé dans ta mémoire.
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Seulement voilà maintenant le sixième coup. La bruyante horloge indique dix-huit heures, toujours rien. Les appels incessants que tu adresses à ton père restent sans réponse. Tes yeux deviennent secs à force d'un trop plein de larmes. A côté de toi, il frôle de ses longs doigts les cordes, l'instrument raisonne alors dans un bruit sourd.
Arrête d'espérer, Petit il ne viendra plus.
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Tu le hais. Evidemment. Ce père qui te promet monts et merveilles. Il était grand et fort ce père qui te faisait viser la lune. Les rêves peuvent se réaliser, Bill, tu sais. Seulement il est rare que cela arrive. Peut-être qu'il suffit juste d'y croire et que les autres n'y croient pas assez. Mais Toi, Bill, tu peux y arriver.
Un jour, c'est sûr, tu iras à Paris.