____
Pour te faire oublier, cette nuit, tu as ouvert le poste de télévision. Tu regardes d'un air désintéressé, tu n'as pas le c½ur à cela. Tu revois tout ce que tu avais imaginé.
Paris au réveil, Paris sous la pluie, Paris au soleil, Paris en pleine nuit.
Tu entends un tapotement, la porte s'ouvre. Elle entre et colle à ton oreille le combiné. Tu l'écoutes, lui et ses mensonges les plus aberrants, lui et ses excuses insensées, et Patati et Patata.
*
Ton second souffle entre dans la pièce. Il va mal. Il ressent les mêmes battements précipités qu'émet ton c½ur. Il s'assoit à côté de toi. Tu as reposé le combiné. Vous êtes là dans ce silence pénible. Vous la regardez d'un air qui ne peut être que douloureux pour Elle.
« Dis Maman, Pourquoi ? »
*
Tu n'as pas précisé le fond de ta question. Et pourtant, Elle sait. Elle te répond, droit dans le fond de tes yeux sévères. Elle ferme les siens, une larme file le long de cette ride cachée que tu aimes tant.
« Sans Lui, tu ne serais pas là, mon fils. Ni toi, ni ton frère. Sans lui, je n'aurai aucune raison de continuer ce bout de chemin qu'est la vie. L'amour mon fils, il n'y a que ça de vrai. Je l'ai aimé de toute mon âme, de toutes mes forces. Mais la passion s'est éteinte, épuisée à force d'un trop plein. L'amour, c'est ce qui te tient en vie, c'est ce qui te nourris au jour le jour. Mais à force de trop compter dessus, il se perd. Cet amour est mort pour continuer à vivre. J'en suis venue à haïr celui qui était mon essence. L'amour charnel n'est qu'illusion, il n'est pas fait pour duré. On donne trop pour un sentiment empreint d'éphémère.
Aujourd'hui, j'ai effacé la haine que j'ai ressenti pour votre père. On s'est déchiré, mais on a tout les deux pardonné. Aujourd'hui, je ressens envers lui de la gratitude pour tout ce qu'il m'apporte. Et ce, chaque matin, lorsque je vois, dans vos yeux, l'innocence de vos jours heureux. »
*
Plus rien. Plus aucun bruit. Pendant de longues minutes, vous restez là, tous les Trois. Tu as compris le message qu'elle vient de te faire passer. Les gens s'aiment, mais les gens s'aiment mal, les gens s'aiment trop. Maintenant, tu sais que ceux qui se haïssent, sont en fait des amoureux blessés, accidentés par un sentiment dangereux.
Ce soir Bill, N'oublie pas de soigner les gens qui t'aiment, de leur donner en retour ce qu'il mérite. Ne hais pas les gens avant de les avoir aimer.
L'amour, Bill, Il n'y a que ça de vrai.
*
Pour te faire oublier, cette nuit, tu as ouvert le poste de télévision. Tu regardes d'un air désintéressé, tu n'as pas le c½ur à cela. Tu revois tout ce que tu avais imaginé.
Paris au réveil, Paris sous la pluie, Paris au soleil, Paris en pleine nuit.
Tu entends un tapotement, la porte s'ouvre. Elle entre et colle à ton oreille le combiné. Tu l'écoutes, lui et ses mensonges les plus aberrants, lui et ses excuses insensées, et Patati et Patata.
*
Ton second souffle entre dans la pièce. Il va mal. Il ressent les mêmes battements précipités qu'émet ton c½ur. Il s'assoit à côté de toi. Tu as reposé le combiné. Vous êtes là dans ce silence pénible. Vous la regardez d'un air qui ne peut être que douloureux pour Elle.
« Dis Maman, Pourquoi ? »
*
Tu n'as pas précisé le fond de ta question. Et pourtant, Elle sait. Elle te répond, droit dans le fond de tes yeux sévères. Elle ferme les siens, une larme file le long de cette ride cachée que tu aimes tant.
« Sans Lui, tu ne serais pas là, mon fils. Ni toi, ni ton frère. Sans lui, je n'aurai aucune raison de continuer ce bout de chemin qu'est la vie. L'amour mon fils, il n'y a que ça de vrai. Je l'ai aimé de toute mon âme, de toutes mes forces. Mais la passion s'est éteinte, épuisée à force d'un trop plein. L'amour, c'est ce qui te tient en vie, c'est ce qui te nourris au jour le jour. Mais à force de trop compter dessus, il se perd. Cet amour est mort pour continuer à vivre. J'en suis venue à haïr celui qui était mon essence. L'amour charnel n'est qu'illusion, il n'est pas fait pour duré. On donne trop pour un sentiment empreint d'éphémère.
Aujourd'hui, j'ai effacé la haine que j'ai ressenti pour votre père. On s'est déchiré, mais on a tout les deux pardonné. Aujourd'hui, je ressens envers lui de la gratitude pour tout ce qu'il m'apporte. Et ce, chaque matin, lorsque je vois, dans vos yeux, l'innocence de vos jours heureux. »
*
Plus rien. Plus aucun bruit. Pendant de longues minutes, vous restez là, tous les Trois. Tu as compris le message qu'elle vient de te faire passer. Les gens s'aiment, mais les gens s'aiment mal, les gens s'aiment trop. Maintenant, tu sais que ceux qui se haïssent, sont en fait des amoureux blessés, accidentés par un sentiment dangereux.
Ce soir Bill, N'oublie pas de soigner les gens qui t'aiment, de leur donner en retour ce qu'il mérite. Ne hais pas les gens avant de les avoir aimer.
L'amour, Bill, Il n'y a que ça de vrai.
*